Projet de certificat de chercheur en didactique des mathématiques

Questions fréquentes et réponse du comité.

Faites nous parvenir vos réactions, suggestions, perplexiteés, ... mail à la ssrdm

sommaire bulletin 3, formation, home

 

1.Pour un tel projet de certificat ne devrait-il pas y avoir négociation avec les institutions en place, les facultés concernées en particulier ?

2.Un tel certificat ne fait-il pas double emploi avec des diplômes existants, tels que le DES ou le Doctorat en Sciences de l'Education ?

3.Une négociation avec les institutions " utilisatrices " ne devraient-elles pas être menées afin de faire reconnaître le certificat et le rendre " rentable " pour ceux qui y investiront beaucoup d'efforts ?

4.Quel est le rôle exact d'un conseiller aux études ?

5.Un conseiller aux études peut-il aussi être inscrit au certificat comme étudiant ?

6.Qu'est-ce qui légitime la validation mise en place dans le cadre du certificat ?

7.La SSRDM ne devrait-elle pas se limiter à la partie finale du certificat, partie qu'elle prend en charge effectivement ?

8.Ce qui est proposé suffit-il vraiment à former des vrais chercheurs ?

 

1. Pour un tel projet de certificat ne devrait-il pas y avoir négociation avec les institutions en place, les facultés concernées en particulier ?

Le choix de ne pas entamer de telles négociations est un choix stratégique du comité de la SSRDM. Actuellement nous estimons que le statut institutionnel de la didactique des mathématiques n'est pas suffisamment assuré pour cela. Sur quel objet porterait d'ailleurs une telle négociation ? L'autorisation de reconnaître tel ou tel cours dans le certificat ? Cela paraît extrêmement coûteux et la reconnaissance de la participation à un cours d'une autre institution dans le cadre d'un diplôme de troisième cycle ne donne en général pas semble-t-il lieu à de telles formalités. Quand à demander la reconnaissance du certificat par certaines universités, le rapport de force n'est pas tellement en notre faveur. Une telle demande devrait évidemment être menées par des professeurs universitaires… Lesquels ? Il en va de même pour la mise en place d'un module de formation continue universitaire. La stratégie proposée par le comité est de créer et de faire fonctionner d'abord quelque chose.

retour, sommaire bulletin 3, formation

2.Un tel certificat ne fait-il pas double emploi avec des diplômes existants, tels que le DES ou le Doctorat en Sciences de l'Education ?

En ce qui concerne le Doctorat, il est d'un tout autre niveau d'exigence et son objectif principal est celui de la formation de chercheurs professionnels ainsi que la relève académique. En Suisse, dans le domaine de la Didactique des Mathématiques, les débouchés sont actuellement pratiquement inexistants. L'ambition du CCDM est alors de contribuer à la formation de chercheurs à temps partiels dans les différentes institutions d'enseignement et de formation déclarant vouloir faire une place à la recherche (HEP, par exemple), mais il s'adresse aussi à des enseignants désireux de prendre du recul par rapport à leur pratique dans le domaine des mathématiques.

Quand au DES en Sciences de l'Education, il n'est pas spécifique à la didactique des mathématiques. C'est ainsi qu'il est peu exigeant du point de vue mathématique. En outre, il ne propose pas une formation approfondie aux approches importantes de la DDM que sont la théorie des situations et la théorie anthropologique. De ce fait, ceci pourrait être proposé dans le cadre du CCDM qui serait plutôt complémentaire au DES : pour nous une double inscription ne poserait pas de problème.

retour, sommaire bulletin 3, formation

3.Une négociation avec les institutions " utilisatrices " ne devraient-elles pas être menées afin de faire reconnaître le certificat et le rendre " rentable " pour ceux qui y investiront beaucoup d'efforts ?

 

Il n'est pas vraiment dans l'habitude académique de négocier avant de proposer une nouvelle formation. Actuellement, diverses institutions mettent en place des formations de formateurs sans rien promettre à ceux qui s'inscrivent. Nous estimons que la SSRDM peut être considérée comme un réseau de compétences dans le domaine de la DDM permettant de fournir un guidage et une évaluation de qualité.

retour, sommaire bulletin 3, formation

4.Quel est le rôle exact d'un conseiller aux études ?

Suivre les travaux du candidats, faciliter la recherche de personnes ou de documents de référence en s'appuyant sur leurspropres compétences et connaissances ainsi que sur leur réseau de contact (qui est une des raisons justifiant leur choix pour cette fonction). Il assure aussi le contrôle du respect du cadre fixé par la SSRDM et le lien administratif avec la SSRDM ainsi que celui avec le comité scientifique mis en place

retour, sommaire bulletin 3, formation

5.Un conseiller aux études peut-il aussi être inscrit au certificat comme étudiant ?

Il le peut en effet, sous la direction d'une tierce personne (pas de paire réciproque, chacun étant le conseiller de l'autre).

retour, sommaire bulletin 3, formation

6.Qu'est-ce qui légitime la validation mise en place dans le cadre du certificat ?

Pour les parties académiques, la validation est du ressort de l'université prestatrice du cours, respectivement du professeur qui le dispense. Pour les parties régies par la SSRDM, le comité scientifique est le garant de la validation, décernée par la SSRDM pour ces parties, comme ensuite aussi pour le certificat complet. La présentation en congrès ou en publication est l'outil direct de la validation de ces modules.

retour, sommaire bulletin 3, formation

7.La SSRDM ne devrait-elle pas se limiter à la partie finale du certificat, partie qu'elle prend en charge effectivement ?.

Les autres parties du certificat ne sont pas réellement à sa charge. Elles sont définies comme des pré requis à assurer par les candidats. Elle se borne là à donner un soutien par les informations dont elle peut disposer et qu'elle relaie. Mais elle n'organise pas des "filières". Poser un tel cadre est indispensable pour que le certificat soit crédible en se basant sur une palette clairement définie de compétences à acquérir dans des domaines pertinents.

retour, sommaire bulletin 3, formation

8.Ce qui est proposé suffit-il vraiment à former des vrais chercheurs ?

Assurément pas. Une réelle formation à la recherche nécessiterait l'obtention d'un doctorat. Par contre, ce certificat assure l'ouverture vers la recherche. Sans devenir officiellement "un chercheur", le candidat qui l'aurait obtenu aurait néanmoins mis le pied à l'étrier de la recherche et pourrait se baser sur une expérience reconnue pour aller de l'avant. D'ailleurs, aucune formation ne "produit" des chercheurs . Elle peut y contribuer mais elle n'en est jamais le garant. Est d'abord chercheur celui qui cherche. Il ne faut pas donner aux titres (que ce soit un doctorat ou plus prosaïquement tel certificat) un rôle qu'il ne peuvent pas assumer. Ils ne servent qu'à avérer le passage par un cursus et par des exigences particulières. Ils ne définissent pas la "qualité" de leurs porteurs…

retour, sommaire bulletin 3, formation, home